L’intelligentsia contre la France et contre le peuple
Textes d’Yves-Marie Laulan, extraits de Les années Sarkozy, éditions L’AEncre, 2012. Mes commentaires sont en italiques et entre crochets.

Pages 156 à 158. A tout seigneur, tout honneur, il faut décerner le prix d’excellence à l’INSEE [et à l’ineffable M. Lebras] qui n’a cessé depuis 30 ans d’abreuver la presse, et les médias, et l’opinion, de statistiques byzantines – entendons par là rigoureusement inaccessibles au grand public – quand elles n’étaient pas tronquées, mutilées ou carrément mensongères. Son frère jumeau est l’INED qui, sous la férule de François Héran, est devenu, d’un centre de recherches démographiques respecté dans le monde entier qu’il était du temps d’Alfred Sauvy, une officine de propagande pitoyable [de même pour France Culture avec Laure Adler] au service du lobby de l’immigration.

Mais il y a bien d’autres canaux multiples et hautement vascularisés de la diffusion de cette idéologie mortifère qui a régné sur la France depuis 30 ans : partis de gauche, le PS au premier plan, mais ardemment secondé par le PC ou ce qu’il en reste ; syndicats, quelle que soit la couleur, toujours prêts à prendre le parti des immigrés au mépris des intérêts des travailleurs qu’ils ont la prétention de défendre ; associations de gauche – Ligue des droits de l’homme, Licra, SOS racisme – toujours promptes à se porter au secours des « sans-papiers », évidemment persécutés sans raison ; « intellectuels » de gauche virulents à la plume abondante et facile, assurés qu’ils sont d’avoir toujours une tribune ouverte dans la presse de gauche (comme les « artistes » de Proust avaient en permanence leurs couverts mis chez Mme Verdurin) ; belles consciences du XVIe comme les « bobos » du VIIe disposés à s’enflammer pour toute cause noble pourvu qu’elle soit dépourvue de tout danger [eh non, c’est cela qui m’étonne : ils devraient se douter qu’ils seront rattrapés par les méfaits de l’immigration !] ; personnalités et artistes du monde du spectacle voulant à tout prix et à tout propos se hisser sur les barricades pour s’y faire photographier et exhiber leurs bons sentiments aux yeux du public [lequel est toujours dupe !] ; et, bien sûr, les grands médias, radio et télévision, dont les journalistes interprètent le monde au travers de lunettes spécialement taillées sur mesure, à gauche naturellement.

Il serait injuste de ne pas mentionner dans cet inventaire le CNRS qui recèle en ses flancs toute une armée de réserve de parasites sociaux, sociologues, politologues, psychologues, anthropologues, [astrologues !], et autres brontosaures de la pensée unique. Peu payés mais ayant des tâches qui leur laissent d’immenses loisirs, ces « chercheurs » peuvent s’adonner en toute impunité à une œuvre de base dont l’essentiel consiste à saper les fondements traditionnels de la société qui les nourrit. Une éminente sociologue du CNRS ne prétendait-elle pas effrontément, sans que personne ne la contredise, que les immigrés à la retraite rentraient tous au pays ? La CNAV disait expressément le contraire quelques semaines plus tard.

Une mention spéciale doit être réservée à la presse française dont le rôle dans l’anéantissement de la pensée libre grâce à l’omerta, l’arme du silence [il faut dire qu’Yves-Marie Laulan la pratique aussi : je lui ai écrit, il ne m’a jamais répondu], empruntée, et à juste titre, à la maffia sicilienne, mérite d’être salué.

Citons au premier rang de la presse de gauche camouflée, Le Monde, le grand quotidien du soir dégénéré tombé de haut du piédestal où l’avait juché son fondateur Beuve-Méry. Ce journal n’a-t-il pas mis 25 ans pour découvrir un soir de novembre 2005 que les « jeunes » tant célébrés à longueur de colonnes n’étaient pas tous des petits saints ? […] Le gotha de la « gauche caviar » serait-il enfin rattrapé par la réalité ?

Ce que des années de publications, de discours et de colloques n’avaient pas réussi à faire, des attentats féroces et stupides comme l’assassinat de Pym Fortuyn en 2002 puis de Théo Van Gogh en 2004 aux Pays-Bas l’ont obtenu en un clin d’œil. [Je ne partage pas l’optimisme de Yves-Marie Laulan : le public est indécrottable ! De plus, l’auteur ne parle pas de l’immigration chinoise, qui ne fait pas de bruit, parce qu’elle est plus intelligente, mais aussi plus dangereuse !] L’Europe si sûre d’elle-même se découvre frileuse. Les « bobos » ne tiennent plus le haut du pavé et leurs bobards se vendent mal. [En note :] L’assassin de Van Gogh, Muhammad Bouyeri, fils d’un immigré marocain, avait ingénument tenu des propos particulièrement révoltants : « Ce meurtre est justifié car la loi islamique m’oblige à couper la tête à quiconque insulte Allah ou son Prophète » (sic). Pour faire bonne mesure, il déclare à la mère effondrée de Van Gogh : « Je n’éprouve aucune compassion pour vous car vous êtes une infidèle ». Voilà qui a dû la réconforter grandement.


Page 147. [Sur la haine de soi et ses conséquences.]
L'Europe entière connaît un profond malaise, bien antérieur à l'actuelle crise économique, largement lié à la présence de minorités de plus en plus présentes et bien déterminées à s'affirmer par tous les moyens au sein des populations d'origine. Ce problème dépasse largement celui de la présence africaine en Europe, même si elle en constitue un des aspects les plus visibles. Il porte sur le désarroi d'une soi-disant élite intellectuelle européenne, bureaucrates, essayistes, journalistes, enseignants, hommes politiques et philosophes de tout poil, qui projettent sur l'Europe tout entière leur désarroi et leur vide intérieur. C'est bien cette « élite » qui doute d'elle-même, de son identité, de son histoire, et, en fin de compte, de son propre destin, qui a construit le naufrage européen des trente dernières années.

Page 155. [Les plus « intelligents » sont, en fait, les plus bêtes !] Le Conseil d'État recrute dans la fine pointe de la « botte » du concours de sortie de l'École nationale d'administration, donc parmi les esprits les plus fins, les plus aiguisés, les plus subtils d'une de nos meilleures écoles, les meilleurs d'entre les meilleurs. Et voilà que, dans la tiédeur d'une après-midi d'été, cette noble institution foule allégrement aux pieds, comme en s'amusant, un des principes les mieux établis du droit de la famille. Il participe ainsi tristement au dérèglement des consciences et à la corruption des valeurs fondamentales de la société. [Il s'agit du] célèbre arrêt Montcho du Conseil d'État en date du 11 juillet 1980 étendant sans vergogne le bénéfice du regroupement familial aux familles polygames au motif que cette situation — la polygamie — « ne constituait nullement un trouble à l'ordre public » [!]

Pages 148 et 168. [Naïveté ou complicité ?] L'Europe a été victime d'une prodigieuse naïveté sciemment entretenue par ses élites ignares et amplifiées par des médias complaisants sur les bienfaits supposés d'une immigration de masse destinée à combler le déficit des naissances, payer les retraites et sauver la croissance, tout en réalisant une coexistence heureuse entre autochtones et allochtones [et, en plus, « baiser la crémière », comme dit la blague, au sens propre... ou sale !]
Ces jeunes [immigrés] qui ne se sentent nullement solidaires des générations de « souchiens » [C'est comme ça qu'ils nous appellent ! Jeu de mots entre sous-chien et souchien, de souche.] retraités qui les ont précédés, vont tôt ou tard refuser de payer pour eux. Là encore, une révolte entre générations doublée d'une rébellion entre communautés prendra place inévitablement. On peut compter sur certains démagogues pour les éveiller à la question. Il ne faut pas se leurrer. La solution à long terme au financement de nos chères retraites réside dans la relance de la natalité française. Mais, de cette impérieuse nécessité, pas un mot dans le discours public, que ce soit au gouvernement ou dans l'opposition.

Page 285. Financer l'immigration par l'endettement supporté par nos enfants [le coût de l'immigration depuis trente ans correspond à peu près à la dette de la France], il fallait le faire. Mais voilà quand même une façon bien insolite de préparer l'avenir de la France.

Page 292. [Suicide d'une nation] Cette problématique de l'immigration, pourtant essentielle pour la survie de notre pays en tant que nation et société organisée, n'a été qu'effleurée de façon superficielle par les candidats bien-pensants [écrit avant les élections présidentielles de 2012] et nullement traitée en profondeur, notamment par le Parti socialiste qui s'affirme décidément comme « le parti de l'étranger » parti manifestement animé par une profonde pulsion suicidaire et antifrançaise.