Arrêtons de vivre couchés !

Resterez-vous insensible et amorphe devant de tels faits ?
Que mon lecteur veuille bien transférer à tout son carnet d'adresses la lettre ci-dessous ! En somme, qu'il fasse le travail que les médias ne font pas et qu'ils devraient faire !
Pour accéder au référendum sur la justice, tapez dans la barre adresse ou copiez-collez :
http://ipj.diabolomultimedia.fr/petition.php
Pour accéder à l'Institut pour la justice, tapez dans la barre adresse ou copiez-collez :
http://institutpourlajustice.blogspot.com/

 

Chère Madame, cher Monsieur,
>
> Je suis la fille du chanteur Michel Sardou, mais je suis avant tout
> une femme comme les autres, sans protection particulière de la police
> ni gardes du corps.
>
> La nuit de Noël 99, je rejoignais ma voiture devant chez moi, quand
> j'ai senti des bras qui m'agrippaient dans le noir. Quelques instants
> plus tard, des hommes m'emportaient en voiture, un capuchon sur la
> tête, un couteau sous la gorge.
>
> Je ne vous écris pas pour vous raconter le viol collectif et les
> sévices atroces que j'ai subis cette nuit-là. J'avais 26 ans, et,
> quand ils m'ont abandonnée sur un terrain vague, ma vie était
> quasiment détruite.
>
> Si je prends contact avec vous, c'est pour vous demander d'agir de
> toute urgence auprès des Pouvoirs Publics en remplissant le Référendum
> sur la Justice ci-joint, pour que d'autres jeunes filles et femmes ne
> subissent pas le même sort.
>
> Car il faut que vous sachiez que le véritable chemin de croix pour la
> victime commence souvent après l'agression.
>
> Dans mon cas, il y a d'abord eu l'angoisse abominable, quand le
> médecin m'a annoncé que j'avais probablement contracté le virus du
> SIDA.
>
> Puis il y a eu l'incompréhension et la révolte, quand j'ai appris que
> deux de mes violeurs étaient des récidivistes, qui avaient été remis
> en liberté par la Justice peu de temps auparavant.
>
> Mais j'ai connu le désespoir quand le procès s'est ouvert. Le choc a
> été presque aussi dévastateur que celui de l'agression.
>
> Les rôles étaient inversés. Tout se passait comme si j'étais moi-même
> une criminelle : n'était-ce pas moi qui avais séduit mes agresseurs ?
> N'avais-je pas, par hasard, ressenti un plaisir secret à être violée ?
>
> Pire encore, n'étais-je pas une « privilégiée », alors que mes
> violeurs venaient d'une cité défavorisée ?
>
> Mon avocat m'a donné un seul conseil : « restez calme »… mais j'ai
> souvent eu l'impression que la justice en France avait moins d'estime
> pour les victimes que pour les bourreaux.
>
> On m'a imposé des expertises psychiatriques, des examens
> psychologiques comme si c'était moi l'accusée. Les moindres détails de
> ma vie privée et de mon passé ont été disséqués, exposés publiquement,
> puis repris par la presse.
>
> Au contraire, les « experts » ont reconnu toutes sortes d'excuses à
> mes violeurs : selon eux, ils avaient fait preuve d'une certaine «
> intelligence », ils étaient en « déficit affectif », c'étaient des «
> individus perturbés », ils « manquaient d'assurance »...
>
> La question principale pour les magistrats semblait être de trouver un
> moyen de les « réinsérer » au plus vite, bien qu'ils n'aient manifesté
> aucun repentir, ni présenté la moindre excuse sincère.
>
> Mais le pire, c'est que, bien que les jurés d'assise les aient tous
> condamnés à des peines de 10 ans de prison ou plus...
>
> … la Justice a relâché le premier après deux ans seulement, en
> 2002 !!!.
>
> Quand mon avocat m'a appris qu'il était en liberté, je n'ai plus osé
> sortir de chez moi. J'ai commencé à vivre dans la peur qu'il ne me
> retrouve, et qu'il se venge.
>
> Rapidement, le deuxième est sorti, sans même qu'on prenne la peine de
> m'en informer.
>
> Aujourd'hui, j'attends avec angoisse la libération, du dernier. Lui
> non plus, RIEN ne pourra l'empêcher de venir me retrouver.
>
> C'est l'effrayant résultat de l'évolution de notre système pénal ces
> trente dernières années. De Fourniret à Pierre Bodein, en passant par
> Francis Evrard ou Francis Heaulme, on ne compte plus les affaires où
> des psychopathes relâchés ont immédiatement fait de nouvelles
> victimes.
>
> Nous ne pouvons pas laisser notre système judiciaire continuer à
> mettre aussi gravement en danger la vie des jeunes femmes de notre
> pays.
>
> C'est pourquoi je vous demande de remplir le Référendum sur la Justice
>
> C'est le meilleur moyen de déclencher enfin une réforme de fond de
> notre système judiciaire. Les résultats seront transmis au Président
> de la République, au gouvernement, aux parlementaires, et aux médias.
>
> J'ai écrit deux livres pour raconter mon effroi, quand je me suis
> aperçue que la « Justice » remettait dans nos rues des individus aussi
> dangereux.
>
> Avant que ce drame ne m'arrive, je n'aurais pas pu le soupçonner.
>
> J'ai fait tout ce que j'ai pu pour que cela change : pendant sa
> campagne électorale, Nicolas Sarkozy m'a demandé de faire partie de la
> Délégation aux victimes.
>
> Puis, sollicitée ensuite par Rachida Dati, j'ai accepté des
> responsabilités au ministère de la Justice. J'ai cru que c'était comme
> ça que j'allais pouvoir faire une différence.
>
> Mais je me suis vite aperçue qu'aucun changement réel n'aurait lieu
> tant que des centaines de milliers de Français ne protesteraient pas,
> tous ensemble, auprès des pouvoirs publics. Et c'est pourquoi je fais
> appel à vous aujourd'hui pour participer au Référendum sur la Justice,
> organisé par l'Institut pour la Justice.
>
> Le but de ce Référendum est de réunir des millions de signatures en
> faveur d'un changement radical de la politique pénale dans notre
> pays.
>
> Cet appel a d'abord été lancé par Philippe Schmitt, le père d'Anne-
> Lorraine, une jeune fille qui s'est fait massacrer dans le RER en
> novembre dernier, également par un homme condamné peu de temps
> auparavant pour viol, puis vite relâché.
>
> Devant l'énorme écho qu'il a reçu – plus de 50 000 participants à la
> première vague de Référendums sur la Justice, en quelques semaines –
> d'autres victimes de criminels ont décidé de le rejoindre – dont
> moi-même.
>
> Nous avons compris que nous pourrions démultiplier le nombre de
> participants et secouer la France entière, en nous unissant.
>
> Mais nous avons besoin de votre voix et de votre soutien, pour
> acquérir la légitimité face aux pouvoirs publics, qui ne peut venir
> qu'avec le nombre.
>
> C'est pourquoi nous vous demandons de remplir votre Référendum. De son
> côté, l'Institut pour la Justice s'organise pour :
>
> - mener des actions d'information et de sensibilisation de l'opinion
> publique à grande échelle,
> - préparer la publication d'un Livre Blanc de la réforme des
> procédures pénales,
> - organiser des interventions dans les médias et auprès des
> parlementaires et des cabinets ministériels,
> - et surtout décupler la diffusion du Référendum sur la Justice, dont
> l'objectif est de réunir 2 millions de participants pour obliger les
> pouvoirs publics à agir.
>
> Nicolas Sarkozy nous a déjà reçus, mais nous voulons pouvoir revenir
> vers lui avec des millions de signatures de soutien.
>
> Philippe Schmitt vient d'être contacté par le chef du cabinet de
> Rachida Dati ; une délégation de l'Institut pour la Justice sera reçue
> au ministère, place Vendôme, mardi prochain.
>
> Merci de nous permettre d'arriver avec le maximum de signatures.
>
> En vous remerciant d'avance de votre participation, je vous prie de
> croire, chère Madame, cher Monsieur, en mon total dévouement à ce
> combat pour protéger toutes les personnes innocentes et sans défense.
>
> Bien à vous,
>
> Cynthia Sardou

> PS : Je n'ai pas peur de dire que je profite de la célébrité de mon
> père, Michel Sardou, pour servir cette cause. En vous écrivant, je
> veux sauver d'autres jeunes filles et d'autres femmes. Et lui aussi
> serait très content que son nom puisse servir à améliorer le
> fonctionnement de la Justice et protéger des innocents.


> Institut pour la Justice
>
> 57, rue d'Amsterdam,
> 75008 Paris
> Tél. : 01 40 16 57 63

 

PS. (2015) J'ai raconté cette histoire autour de moi. Tout le monde m'a dit : cette histoire est-elle véridique ? c'est pour soutirer de l'argent ; il faut se méfier d'Internet, etc.
Or, j'ai eu la grande surprise, des années après, de voir Cinthia Sardou à la télé, dans l'émission Toute une histoire. La ressemblance était frappante avec Michel Sardou, il n'y avait pas à s'y méprendre, c'était bien la fille de son père !
Le jugement des gens autour de moi n'a pas varié. Ils méritent le sort qui les attend !